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CRASH DU MIRAGE 2000D

Les deux occupants de l’avion sont bel et bien décédés

ACCIDENT • Le parquet de Metz a confirmé jeudi la mort des deux militaires dans le crash d’un Mirage 2000D près de Nancy, en Meurthe-et-Moselle. Les causes de l’accident restent pour le moment inconnues

Les deux militaires à bord du Mirage 2000D qui s’est écrasé mardi près de Nancy n’ont pas survécu au crash. Le parquet de Metz a confirmé leur décès jeudi, après l’analyse des éléments retrouvés sur les lieux de l’accident. L’appareil, basé à Nancy-Ochey, effectuait un vol d’entraînement de nuit lorsqu’il a disparu des radars. Le lieutenant Quentin Klysz, pilote de l’appareil, et le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, navigateur officier systèmes d’armes, sont décédés « en service aérien commandé » au cours de ce vol d’entraînement de nuit, a pour sa part annoncé le ministère des Armées dans un communiqué.

Le pilote, âgé de 27 ans, totalisait 450 heures de vol et se trouvait « en phase de qualification pilote de combat opérationnel », selon le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’air et de l’espace. Son navigateur, âgé de 44 ans, était présenté comme un militaire très expérimenté. Il avait été de « nombreuses fois déployé en opérations extérieures » en Afghanistan, au Mali, au Niger, au Soudan et au Tchad, selon le ministère. Tous deux disposaient des qualifications nécessaires à leur mission, a précisé le commandant de la base aérienne 133 Nancy-Ochey, Ludovic Humbert.

Pas de signal de détresse envoyé

L’accident s’est produit, vers 22h40 mardi soir, alors que le Mirage 2000D regagnait sa base après un exercice. « A l’issue de la phase tactique de l’entraînement, lors du retour en condition de nuit, aux instruments, le contrôle aérien a perdu le contact radio et radar », a encore expliqué le colonel Pappalardo. Aucun signal de détresse n’a été émis et les deux occupants n’ont pas tenté de s’éjecter avant l’impact.

L’avion s’est écrasé dans une zone boisée, où les recherches ont été compliquées par le brouillard et les mauvaises conditions météorologiques. Un hélicoptère de la gendarmerie a pu survoler les lieux mercredi. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances du crash. « On n’a aucune idée des raisons de cet accident », a déclaré le procureur de la République de Metz, David Touvet, précisant qu’« on ne peut exclure aucune hypothèse ».