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ACCORD ENTRE PARIS ET BERLIN SUR LE CHOIX DES CHARS KNDS

Paris et Berlin s’accordent pour faire du fabricant de chars KNDS « une entreprise de défense de premier plan »

Réarmement • La France et l’Allemagne ont annoncé lundi avoir conclu un accord sur la stratégie et la gouvernance paritaire du groupe franco-allemand KNDS, au cœur du projet de char du futur MGCS, ce qui ouvre la voie à une introduction en Bourse.

Mickaël Bosredon avec AFP

Publié le 22/06/2026 à 11h04

L’essentiel

  • Paris et Berlin ont conjointement annoncé, ce lundi, « un accord sur la stratégie et la gouvernance de KNDS, dont elles ont l’intention de devenir co-actionnaires ».
  • Née en 2015 de la fusion de Nexter Systems et de KMW (Krauss-Maffei Wegmann), il s’agit pour KNDS « d’une nouvelle étape majeure » assurent les deux pays, qui veulent « renforcer la compétitivité » de l’entreprise « dans l’industrie européenne des systèmes terrestres ».
  • Avec cet accord, KNDS voit la voie s’ouvrir pour une introduction en Bourse.

À l’heure « d’un réarmement accéléré », l’ambition est de faire du fabricant de chars KNDS « une entreprise de défense de premier plan, en Europe et dans le monde » pour « construire une Europe plus souveraine. »

Au lendemain d’ Eurosatory, la France et l’Allemagne ont annoncé ce lundi avoir conclu « un accord sur la stratégie et la gouvernance de KNDS ». L’Etat français détient actuellement 50 % du capital tandis que Berlin va monter à 40 %, les deux gouvernements futurs co-actionnaires visant à terme « un actionnariat paritaire », selon le communiqué. En clair, Paris devra ramener son actionnariat à 40 %. Les 20 % restant du capital devraient être mis sur le marché.

Au cœur du projet de char du futur MGCS (Main Ground Combat System), KNDS voit effectivement la voie s’ouvrir pour une future introduction en Bourse.

« L’Allemagne et la France décideront sur un pied d’égalité du développement d’une entreprise »

Par cet accord, « les deux États sécurisent leurs droits à la fois comme actionnaires et comme États souverains », poursuit le communiqué de presse. Les principes fondateurs de cet accord reposent sur « un engagement actionnarial de long terme, la parité des droits de gouvernance, et une surveillance appropriée des sujets de sécurité ». En outre, les deux Etats sont convenus « de revoir régulièrement leur niveau de détention actionnariale et son évolution possible. »

« A l’avenir, l’Allemagne et la France décideront sur un pied d’égalité du développement d’une entreprise essentielle pour les capacités de défense européennes » a commenté, dans un communiqué séparé, la ministre allemande de l’Economie Katherina Reiche.

Le capital de KNDS était jusqu’ici détenu à parts égales par l’État français, via Giat Industries, et par Wegmann & Co., la holding regroupant les propriétaires familiaux de KNDS. Après que cette dernière a manifesté l’intention de se désengager du groupe, les négociations avec l’Etat allemand pour le rachat de ses parts, achoppaient jusqu’ici sur la question du prix d’entrée en Bourse, alors que la hausse des valeurs de défense cotées en Europe, observée en début d’année, s’est inversée. Des dissensions internes ont également eu lieu au sein du gouvernement concernant la taille de la participation, certains plaidant pour un investissement plus modeste, à hauteur de 30 %.

Vers l’une des plus importantes introductions en bourse en Europe de ces dernières années

Née en 2015 de la fusion de Nexter Systems et de KMW (Krauss-Maffei Wegmann), cet accord représente pour KNDS « une nouvelle étape majeure » assurent les deux pays. L’ambition de la France et de l’Allemagne est de « renforcer la compétitivité » de l’entreprise « dans l’industrie européenne des systèmes terrestres », en lui permettant de « répondre à la forte montée en puissance de la demande européenne, en particulier celle des armées française et allemande. » Outre des chars de comabt, KNDS fournit aux armées des véhicules blindés de transport de troupes, des ponts portables et des véhicules robotisés.

L’industriel devra « développer des synergies techniques et commerciales sur les produits actuels et futurs, lorsque cela est pertinent », « innover pour proposer des produits adaptés aux évolutions du secteur », « sécuriser et renforcer la chaîne d’approvisionnement européenne », et « devenir un acteur compétitif et affirmé sur le marché européen de la défense ».

L’accord entre Paris et Berlin, qui reste soumis à l’approbation du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, ouvre la voie à KNDS, dont le siège est à Amsterdam, pour réaliser ce qui sera l’une des plus importantes introductions en bourse en Europe de ces dernières années. L’opération valoriserait KNDS entre 15 et 18 milliards d’euros, écrit Bloomberg, avec une cotation envisagée à Paris et Francfort.

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Eurosatory : Drone, char, missiles… Cinq innovations pour muscler le réarmement de la France

Défense • Dans sa course au réarmement, la France oscille entre innovations et adaptation de moyens existants ; les industriels dévoilent au salon mondial de la défense Eurosatory plusieurs projets qui doivent participer à renforcer la défense française

Mickaël Bosredon

Publié le 17/06/2026 à 18h47

L’essentiel

  • Avec son Thundart, le groupement MBDA/Safran a remporté le marché pour remplacer d’ici à 2030 les LRU (lance-roquettes unitaires) de l’armée de Terre française.
  • ArianeGroup a dévoilé de son côté sa trame balistique, avec deux missiles conventionnels d’une portée de 1.000 et 2.500 km.
  • MBDA a également présenté la nouvelle version de son drone Shahed à la française, le Déluge, une munition téléopérée pouvant parcourir 500 km à la vitesse de 400 km/heure.

Depuis vingt ans qu’il participe à l’événement, cet exposant nous assure qu’il n’avait « jamais vu autant de monde ». Le salon mondial de la défense Eurosatory s’est ouvert lundi au Parc des Expositions de Villepinte, au nord de Paris, dans un contexte de tensions internationales et de course au réarmement. Quelque 2.600 exposants sont recensés, parmi lesquels de nombreux fabricants de drones, de systèmes anti-drones et de robots de combat, notamment ukrainiens.

La place des missiles, qui vont de la courte portée à la très longue portée, est également conséquente, les fabricants d’armes prenant en compte le retour d’expérience de la guerre en Ukraine ainsi que du conflit au Moyen-Orient. Même si les chars lourds sont dorénavant moins mis en avant sur le front ukrainien, notamment en raison de l’omniprésence des drones, ils restent très représentés sur le salon.

Dans sa course au réarmement, la France, elle, oscille entre innovations et adaptation de moyens existants. 20 Minutes a sélectionné cinq projets qui vont – ou devraient s’ils sont développés – participer au renforcement de la défense française, alors que le contexte international s’est fortement dégradé ces dernières années.

Le Thundart (MBDA et Safran)

Première sensation du salon, le groupement MBDA/Safran s’est vu notifié dès lundi le marché pour remplacer d’ici à 2030 les LRU (lance-roquettes unitaires) de l’armée de Terre, d’une portée actuelle de 80 km. Le duo d’industriels a remporté la mise avec son Thundart, « qui offrira aux armées françaises une capacité de frappe de précision jusqu’à 150 km, adaptée aux exigences des conflits de haute intensité et capable d’être engagée dans les environnements les plus contestés », assure MBDA.

Le système Thundart est un système entier qui repose sur un camion équipé de huit roues motrices, disposant ainsi d’une grande mobilité sur le champ de bataille.– ©JEREMY LEMPIN

Les deux industriels prévoient par ailleurs la création d’une coentreprise « afin d’accélérer le développement de Thundart et de ses futures évolutions : augmentation de portée, adaptation à de nouveaux environnements opérationnels et enrichissement continu des capacités du système ».

B-Strike, une trame comprenant deux missiles balistiques (ArianeGroup)

Arianegroup a présenté sa gamme B-Strike, comprenant deux missiles balistiques, l’un d’une portée de 1.000 kilomètres, l’autre de 2.500 kilomètres, pouvant transporter un véhicule de rentrée manœuvrable (MaRV). Cette « trame balistique » est issue des « savoir-faire » d’ArianeGroup dans la propulsion solide, pour la fusée Ariane comme pour le missile nucléaire M51. Ces missiles balistiques, s’ils sont retenus par l’armée française, emporteront des charges conventionnelles (non nucléaires) pour frapper des cibles ennemies à très grande vitesse dans la grande profondeur. Le lanceur de ces missiles, le X-Fire développé par Thales et Soframe, pourra aussi embarquer des missiles de plus courte portée, ainsi que des roquettes sud-coréennes de Hanhwa Aerospace.

Le lanceur X-Fire devrait être la plateforme pour les missiles balistiques d’ArianeGroup.– Mickaël Bosredon

Le char Capint (KNDS)

Eurosatory a-t-il dévoilé le futur remplaçant du char Leclerc ? KNDS France a en tout cas présenté un nouveau char, baptisé CAPINT (pour Capacité intermédiaire), qui pourrait succéder au Leclerc en attendant l’aboutissement du projet de char du futur franco-allemand MGCS. Ce dernier a pris « dix ans de retard », a confirmé la ministre des Armées Catherine Vautrin, et ne devrait donc pas voir le jour avant 2045.

Le Leclerc, de son côté, même porté au standard XLR, devrait être obsolète d’ici à 2035. Se posait donc la question d’un blindé intermédiaire pour faire le pont entre les deux.

KNDS a présenté le char CAPINT, qui pourrait succéder au Leclerc en attendant le char du futur MGCS.– Mickaël Bosredon

« CAPINT est un projet national français visant à renforcer les capacités de l’armée de Terre française dans le domaine des chars de combat principaux et à préparer le terrain pour le MGCS, assure KNDS. Basé sur un châssis amélioré dérivé de la dernière version du Leopard 2A8 et équipé d’une tourelle téléopérée Ascalon de KNDS France, le CAPINT intégrera une capacité de lutte anti-drones, de protection, d’architecture numérique ouverte et de connectivité avec des unités aériennes robotisées. »

Le 4 Troop (Renault)

Alors que la firme au losange multiplie les partenariats avec des industriels de la défense pour produire en masse des drones d’attaque, elle est venue au salon Eurosatory avec une surprise dans sa manche : le 4Troop, un prototype de « véhicule multirôle », dérivé de son Renault Rafale. Renault Group intègre à l’architecture électronique de son véhicule des technologies de pointe en matière de communications sécurisées, de connectivité tactique, de coordination opérationnelle et d’aide à la décision, développées par Thales.

Le véhicule peut traiter un grand volume de données, opérer et coordonner des drones et des robots et faciliter la mise en œuvre des opérations sur le terrain. Il permet aussi d’apporter un véritable centre de commandement mobile.

Le Déluge, un drone Shahed à la française (MBDA)

Une des annonces principales du salon, c’est également la présentation du Déluge (voir photo en tête de l’article), le nouveau nom de l’ancien One Way Effector de MBDA. Fabriqué en partenariat avec un droniste, Aviation Design, il s’agit d’une munition téléopérée longue distance, peu coûteuse, de type drone Shahed. C’est une munition de saturation, « que l’on tire en masse pour déstabiliser la défense adverse ».

Désormais en phase de développement, l’appareil connaît aussi quelques nouveautés. « Le prototype mesure désormais 3,90 mètres, c’est un peu plus grand que l’ancienne version, il peut parcourir 500 kilomètres à 400 km/heure, et à 3.500-4.000 mètres d’altitude, embarquant une charge explosive de quelques kilos [environ 40 kg] », explique Hugo Coqueret, responsable commercial combat terrestre chez MBDA. La fabrication, en série, devrait être confiée à un équipementier automobile.

La DGA a passé commande, mais pas encore pour une production de masse. « Nous avons signé un contrat pour les trois armées, que nous commencerons à livrer l’année prochaine, poursuit Hugo Coqueret. La question se pose donc d’une évolution pour pouvoir le tirer depuis un avion. » MBDA va également chercher à ameliorer cette munition, « pour lui intégrer des capteurs et lui permettre d’évoluer dans un environnement GPS brouillé. »

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C’est quoi cette tenue NRBC que l’armée vient de commander en 10.000 exemplaires ?

Protection • Présentée à Eurosatory, la polycombi NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique) de la société Ouvry a été commandée à 10.000 exemplaires pour les militaires des trois armées

Mickaël Bosredon

Publié le 21/06/2026 à 06h07

L’essentiel

  • La société Ouvry a annoncé durant le salon Eurosatory avoir remporté le marché pour une commande de 10.000 tenues NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique) destinée aux militaires.
  • « Nos tenues sont traitées avec des produits déperlants faisant que le liquide va glisser, et à l’intérieur des microbilles de charbon actif assurent la protection contre les vapeurs », explique le PDG Ludovic Ouvry.
  • Ouvry travaille aussi pour les tenues NRBC de la police et de la gendarmerie, ou encore de la Force d’action rapide nucléaire d’EDF.

Au salon Eurosatory, à Villepinte (Seine-Saint-Denis),

Une commande XXL. La société Ouvry a annoncé durant le salon Eurosatory avoir remporté le marché pour fournir 10.000 tenues NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) aux militaires des armées de Terre, de l’Air et de Mer.

L’entreprise basée à Lyon a remporté cet appel d’offres avec sa polycombi, pensée comme une véritable « garde-robe NRBC », adaptée à quatre configurations pour couvrir dix-huit situations opérationnelles, du pilote d’engin blindé à l’infirmier en passant par le démineur. Pour cette commande, les militaires des trois armées recevront, eux, une seule et même tenue, dont la légèreté (1,1 kg) et la thermorégulation permettent de la porter « plusieurs heures », assure le PDG de l’entreprise Ludovic Ouvry.

Produits déperlants et microbilles de charbon actif

Mais, c’est quoi au juste une tenue NRBC ? « C’est une tenue qui protège lors d’incidents de type attentat au gaz sarin à Tokyo en 1995, ou l’empoisonnement au Novitchok à Salisbury en 2018, explique le PDG. Si cela arrive, il faudra bien que nos forces puissent réagir en étant protégées, en appui de la Sécurité civile. »

Fabriquées avec des textiles très technologiques, les tenues d’Ouvry, tout comme leurs gants, doivent représenter de véritables barrières contre ces agents chimiques. « Nos tenues sont traitées avec des produits déperlants faisant que le liquide va glisser, et à l’intérieur des microbilles de charbon actif assurent la protection contre les vapeurs. Tant qu’elles restent dans leur protection sous vide, les tenues sont valables dix ans, et une fois celle-ci ouverte, un an » détaille Ludovic Ouvry. Pour les militaires, « nous travaillons sur des standards Otan, impliquant une protection 24 heures, liquide et vapeur ».

Force d’action rapide nucléaire d’EDF

Les premières tenues seront livrées au mois d’octobre, et jusqu’en 2027. Le marché étant renouvelable, Ouvry espère équiper ainsi l’ensemble des forces. L’entreprise fournit déjà les forces spéciales depuis 2005, puisqu’elle avait doté le 1er RPIMA (Régiment de parachutistes d’infanterie de marine), avant d’équiper les chiens des régiments d’infanterie, et de remporter d’autres marchés dans le secteur de la Défense. « L’armée va ainsi avoir trois grandes tenues : une pour les forces spéciales, une pour les personnels déployées en Opérations extérieures [Opex], et une autre pour le soldat sur le territoire national. »

Ouvry travaille aussi pour les tenues NRBC de la police et de la gendarmerie, ou encore de la Force d’action rapide nucléaire d’EDF, un dispositif d’intervention d’urgence créée après l’accident nucléaire de Fukushima en 2011.

La première « commande significative » pour Ouvry remonte à l’Euro 2016, « lorsque la préfecture de police de Paris s’était rendu compte que les tenues en plastique de ses effectifs étaient insupportables, et a décidé de les renouveler par 5.000 tenues en textile technologique », se souvient Ludovic Ouvry. Les tenues sont fabriquées à 80 % en France et 100 % en Europe, assure l’entreprise.

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L’armée française choisit le système Thundart de MBDA et Safran pour renouveler ses frappes longue portée

Roquette • La ministre Catherine Vautrin a annoncé que le choix de l’Armée pour succéder au Lance-roquettes unitaire (LRU) se porterait sur le Thundart proposé par MBDA et Safran, plutôt que le FLP-T 150 d’Ariane et Thales

Mickaël Bosredon

Publié le 15/06/2026 à 17h47

L’essentiel

  • Pour renouveler son système de frappe longue portée, l’armée française va porter son choix sur le système Thundart de MBDA et Safran, plutôt que sur le FLP-T 150 proposé par le groupement ArianeGroup/Thalès.
  • La DGA (Direction générale de l’armement) avait confié à ces deux groupements le soin de développer une « solution souveraine complète », d’ici à 2030, pour remplacer le LRU (ance-roquettes unitaire) qui équipe le 1er régiment d’artillerie de l’armée de Terre.
  • Le Thundart aura pour mission de « traiter des cibles ennemies dans la profondeur, comme l’artillerie adverse, les systèmes de défense sol-air, les centres de commandement. »

Le réarmement de la France a franchi un pas ce lundi. Le ministère français des Armées a annoncé être entré « en phase de négociations exclusives avec le groupement composé de Safran et MBDA » pour développer un système d’artillerie longue portée, a déclaré la ministre des Armées, Catherine Vautrin, depuis le salon de la défense Eurosatory.

L’armée française porte donc son choix sur le système Thundart de ce consortium, au détriment du FLP-T 150 (Frappe longue portée-Terrestre) proposé par le groupement ArianeGroup/Thalès. Le groupement Safran-MBDA avait annoncé avoir procédé, « avec succès », au tout premier tir du Thundart, son nouveau système de frappe sol-sol dans la profondeur (jusqu’à 150 km), le 14 avril dernier sur le site DGA/Essais de missile de l’île du Levant (Var).

Le système Thundart est un système entier qui repose sur un camion équipé de huit roues motrices, disposant ainsi d’une grande mobilité sur le champ de bataille.– ©JEREMY LEMPIN

« Nous sommes très heureux d’annoncer que Thundart a été sélectionné par la DGA [Direction générale de l’armement] pour renouveler les capacités de frappe à longue portée de la France sur le champ de bataille » a confirmé sur les réseaux sociaux le directeur de MBDA, Eric Beranger, annonçant que le système sera opérationnel « d’ici 2029. »

Ses capacités devraient se situer « dans le haut supersonique »

Le Thundart succédera ainsi au Lance-roquettes unitaire (LRU). La DGA avait confié à ces deux groupements le soin de développer une « solution souveraine complète (lanceur, munitions et partie guidage/navigation) », d’ici à 2030, pour remplacer le LRU qui équipe le 1er régiment d’artillerie de l’armée de Terre, dont la portée n’excède pas 80 km, et qui sera bientôt frappé d’obsolescence. Paris entend disposer de 13, puis 26 lance-roquettes pour remplacer ses 9 LRU.

Le Thundart dispose d’une capacité de huit roquettes par lanceur, réapprovisionnables sur le terrain. « Son objectif est de traiter des cibles ennemies dans la profondeur, comme l’artillerie adverse, les systèmes de défense sol-air, les centres de commandement » expliquait le 29 avril dernier Hugo Coqueret, en charge du développement des activités de combat terrestre chez MBDA. Ses capacités devraient se situer « dans le haut supersonique (entre Mach 1 et Mach 5), avec une charge militaire de 100 kg et une portée de 150 km pour aller chercher l’échelon arrière des forces ennemies. » Enfin, le système pourra évoluer « dans des environnements brouillés où la guerre électronique est omniprésente », comme c’est le cas en Ukraine.

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Amitiés aéronautiques,

Jean Daniel OTTAVI