LETTRE D’UN APPELE A MADAME LA MINISTRE DARRIEUSSECQ

Louis de Barrau
Les Bories de Prévinquières
12150 Sévérac d’Aveyron le 19 mars 2021

à

Madame Geneviève DARRIEUSSECQ – Ministre de la Mémoire et des Anciens Combattants,
auteure du livre « l’Héroisme ».

Madame,

Permettez-moi de me présenter : Louis de BARRAU, appelé à 18 ans, classe 59 2B, carte d’ancien
combattant n° 012 FR 3184762, 4 mois de classes au 92e RI de Clermont-Ferrand, puis sergent pendant
24 mois au 117e Régiment d’infanterie en Algérie, implanté dans la Mitidja, autour de Blida, Fondouk,
Fort de l’eau, Boufarik et les versants nord de l’Atlas jusqu’à Chréa, Médéa et les gorges de la Chiffa.
Vous êtes notre ministre, notre représentante, or à l’heure de « la compétition victimaire », du brouhaha
autour du rapport de Benjamin Stora, les repentances, le décolonialisme, etc.. etc … ON NE VOUS
ENTEND PAS !
Votre ministère connaît mieux que quiconque les chiffres.
Combien de centaines de milliers de jeunes Français, appelés, sont ils allés perdre 2 ans de leur 20 ans,
et plus de 30 000 y sont morts, souvent torturés ?
Personne n’en parle, Madame, n’est ce pas votre rôle de défendre notre honneur d’avoir simplement
servi la France, comme elle nous le demandait.
Lors de sa campagne pour la présidence, François Hollande, dans son humiliant meeting de Stains {93}, a
hurlé devant une assistance en délire, ISLAMIQUES, VOUS ÊTES L’AVENIR DE LA France ! …
Réponse: le Bataclan…….et la suite…..
Cinq ans plus tard, en campagne pour la même fonction, Emmanuel Macron déclarait à Alger que la
COLONISATION ETAIT UN CRIME CONTRE L’HUMANITÉ, avouant ainsi sa méconnaissance totale de
l’histoire de d’Algérie !
Réponse : Samuel Paty……et la suite ….
Aujourd’hui, un an avant la présidentielle le voilà dans la repentance !
Dans un an, juste avant l’élection présidentielle, il y aura le soixantième anniversaire des accords d’Evian
… que ne va t’on entendre, qu’est il entrain d’imaginer?…
Bien sûr, ils sont si nombreux, maintenant en France, avec un bulletin de vote et nous, anciens soldats
d’AFN ne sommes plus qu’une poignée.
Comme dans toutes les communes de France, le village où je suis né, vécu mon enfance et où je suis
retourné, Gaillac d’Aveyron a son monument aux morts.
Sous l’inscription À NOS HÉROS MORTS POUR LA FRANCE, la liste de ceux de 14 / 18 : 25 dont 2 de mes
oncles, puis les noms de ceux de 39/45 : 9 et enfin ceux d’Algérie : Roland Tassier et Marcel Burguiere,
amis d’enfance, appelés, tués à 19 et 20 ans en Algérie. Roland, fils d’agriculteur, Marcel, fils du forgeron
du village : la France laborieuse de tout temps sacrifiée.
La guerre d’Algérie fait partie de la colonisation,
Alors Madame, ces 30 000 soldats Français morts au combat : HEROS ou CRIMINELS ? ? ?
Nous attendons une réponse claire !
Devrons nous rayer leurs NOMS de nos monuments par allégeance à ceux qui nous haïssent et aux
islamo-gauchistes ?
Nous comptons sur votre courage de Femme, de Médecin, de Mère et d’ auteure du livre « l’HEROISME » .
Permettez-moi de porter à votre connaissance trois faits gravés en moi :
– le départ pour l’Algérie,
– le spectre qui nous a accompagné pendant deux ans et qui me hante encore parfois,
– enfin le retour.
Le 92e RI de Clermont-Ferrand a fourni durant 6 ans, tous les 2 mois, un contingent de 300 soldats pour
l’Algérie. Nous étions convoqués après 48 heures de permission, un beau matin à la gare de Clermont,
ultime appel, remise à chacun d’une ration alimentaire, montée dans les wagons, surprise ! Ceux ci sont
immédiatement fermés à clef de l’extérieur, déverrouillés à Marseille, quai de la Joliette, huit heures plus
tard, le long d’un bateau où nous devions passer du wagon aux cales du navire entre deux haies de
gendarmes !!!
À peine arrivés dans nos nouvelles unités en Algérie, nous étions informés que lors de probables
combats, accrochages, embuscades… et ils furent nombreux en deux ans, nous devrions nous battre
jusqu’au bout car le FLN ne faisait jamais de prisonnier. Ce qui fut le cas, vous le savez. Capturés, nous
serions bâillonnés, entravés, les attributs masculins arrachés au couteau et abandonnés à l’hémorragie.
Madame, ils ont été des milliers à subir ce sort. Vous avez certainement les chiffres exacts dans votre
ministère.
Merci de les transmettre au Président et à Benjamin Stora afin de compléter son rapport. Il ne semble pas
avoir interrogé les derniers témoins : Français d’Algérie, Harkis, Soldats …
Comme chacun le sait, cette méthode est la signature du FLN, c’est pour cette raison que seules les têtes
des moines de Tiberrine ont été remises aux autorités Françaises. Il ne fallait pas montrer leur corps
avec la signature des auteurs.
Enfin, mes 28 mois accomplis, quelques jours après la participation avec notre compagnie en renfort sur
les émeutes et fusillades de la rue d’Isly et de la place de la Poste à Alger, en mars 1962, le « Ville
d’Alger » plein de soldats accoste, au petit matin, quai de la Joliette à Marseille, j’en était. Sortis des cales
par la porte avant, la porte arrière étant réservée à la sortie des cercueils de soldats, empilés rapidement
dans des camions. …
Des clameurs nous font lever la tête vers le quai supérieur. Là, des centaines d’individus, disciples de
Sartre, Rocard, Duclos ou autres, communistes aux ordres de Moscou, sifflent et hurlent des injures ….
En remontant la passerelle, le soldat devant moi reçoit un crachat.
Sous les hurlements et les insultes, nous avons dû attendre 2 heures notre tour dans la ronde des
camions pour la gare St Charles !!!
Madame, notre ministre de la mémoire et des anciens combattants, si simplement par respect pour ceux
que vous représentez, ceux qui y ont laissé leur vie, vous demandiez à tous ces repentants, pour des
raisons électorales ou piteusement idéologiques, un minimum de dignité ! de se taire ! N’ont ils rien de
mieux à faire ?
Après 60 ans, ils rejoignent les haineux, hurleurs, oisifs du quai de Marseille. ILS SONT DES LEURS.
Vous le savez bien ! Quoiqu’ils disent ! Quoiqu’ils fassent ! Ils ne satisferont jamais ces dirigeants
Algériens, incapables de gérer leur magnifique pays, plein de richesses, de donner un espoir d’avenir à
leurs concitoyens, condamnés à la guerre civile, plus grave, ils donnent à tous les casseurs des banlieues
des motifs de révolte.
Pourquoi respecteraient-ils nos gendarmes, nos policiers, nos pompiers, nos soignants et les enseignants ?
Pourquoi respecteraient-ils La FRANCE qui aurait selon ses dirigeants d’aujourd’hui commit ces crimes à
leur égard. Allons ! Un peu de bon sens ! Un peu de courage ! ….
Pouvons-nous encore compter sur vous ?!
Dans l’attente de vous lire et de vous entendre dans les médias, je vous remercie, Madame, d’accepter
mes respectueuses salutations.