RECONCILIATION FRANCO-ALGERIENNE PAR LE DEPUTE LAURENCE STRASTOUR

Chères militantes, chers militants,

Chères amies, chers amis,

En juillet 2020, le Président de la République avait confié à Monsieur Benjamin Stora le soin de préparer un rapport sur « Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie » en vue de « dresser un état des lieux juste et précis » afin de permettre « la réconciliation entre les peuples français et algérien ».

Son rapport, qui contient une trentaine de préconisations telles que « L’entrée au Panthéon de Gisèle Halimi, grande figure féminine d’opposition à la guerre d’Algérie » ou encore « Faire des quatre camps d’internement situés sur le territoire français des lieux de mémoire » a interpellé beaucoup de concitoyens français.

En effet, ces derniers s’inquiétaient que certaines mémoires soient insuffisamment prises en compte, ce qui serait de nature à nuire à l’objectif de réconciliation franco-algérienne.

C’est pourquoi je lui ai fait part des 11 préconisations de l’association Le Souvenir Français qui suggère « La sauvegarde des tombes familiales dans les cimetières communaux en France dans lesquelles sont inhumés des combattants « Morts pour la France » en Algérie ou encore « Le regroupement en Algérie de tous les corps de combattants « Morts pour la France » restitués aux familles et inhumés dans des cimetières communaux algériens aujourd’hui à l’abandon et la création en Algérie d’un Mémorial national français géré par l’Etat français. »

J’ai ainsi demandé au Premier ministre, par une question écrite, de bien vouloir indiquer sa position sur les exemples cités ci-dessus et plus largement sur les 11 préconisations de l’association Le Souvenir Français.

Je crois fermement que sur ce sujet aussi important, la France doit regarder lucidement son action passée avec une position mesurée, adaptée et ferme.

Bien fidèlement,

Laurence TRASTOUR-ISNART

Députée de la Nation

Déléguée de la 6ème Circonscription